vendredi 23 août 2013

Lofer

22 août

Notre « coup de cœur » pour cet endroit est autant pour le camping que pour le village.  Donc, quelques détails sur le camping Grubhof de St. Martin Bei Lofer (www.grubhof.com).  Il est situé dans une plaine entourée de montagnes, sur le bord de la rivière Saalach à 1 km du village de Lofer.  Depuis plus de 35 ans que nous voyageons en camping, c’est le plus beau que nous ayons vu à ce jour.  L’emplacement est féerique, sur de grands terrains gazonnés avec de beaux arbres, sur le bord de la rivière couleur vert-pomme et avec une vue sur les crêtes des monts environnants de plus de 2 500 mètres.  Les installations, renouvelées depuis notre venue en 1987, sont spectaculaires.  Les bâtiments ont une architecture ultra moderne s’intégrant parfaitement au décor. Les toilettes, douches, lavabos individuels, lavabos pour vaisselle, lavabos pour lessive, laveuse/sécheuse, tout est de grande qualité, bien pensé et fonctionnel.  Tous les murs et planchers sont en céramique et les comptoirs sont en granite. En fait, tout est parfait !  On se croirait dans un hôtel 5 étoiles !

Comme le Wi-Fi fonctionne très bien à notre site de camping, Claudine en profite ce matin pour se mettre à jour, autant pour les comptes que pour le blogue, et faire un peu de lessive.  Pendant ce temps, Denis fait un grand lavage du Bourlingueur puisque qu’il n’a pas été nettoyé depuis un mois que nous l’utilisons.   Nous visiterons Lofer en après-midi.
Les pourtours de fenêtres peintes
Nous prenons donc nos vélos pour nous rendre au village de Lofer.  Le camping est situé dans une plaine parsemée de petits villages, tous reliés entre eux par des pistes cyclables.  Nous rencontrons plusieurs autrichiens faisant leurs courses à vélo… en se croirait au Pays-Bas !  Nous arrivons enfin au village.  Très pittoresque, il est considéré, dans le Guide Vert Michelin, comme un très beau village qui mérite un détour.  Il est traversé par la belle petite rivière Saalach sur laquelle nous retrouvons l’ancien moulin à bois. L’église comporte un clocher à double bulbe et les maisons de type autrichiennes sont impeccables.  Elles sont construites en bois et crépi blanc et agrémentées de fleurs et de dessins peinturés sur leurs murs et alentour de leurs fenêtres, ce qui est typique de la région.


Nous retrouvons avec bonheur une maison que nous avions photographiée en 1987 et qui nous est toujours restée en mémoire car sur le grand mur longeant la rue, on y a planté un poirier qui s’est accroché au crépi.  Le poirier est l’arbre du pays et y voit souvent ces arbres pousser après les maisons.  La maison est toujours là, le poirier aussi et 26 ans plus tard, il a bien profité et est plein de belles poires prêtes à manger.  C’est l’occasion de nouvelles photos en 2013 !
 
Les Poirier devant le poirier
et ses poires

AUTRICHE - La valse des tunnels

21 août

Au lever ce matin, nous admirons le magnifique lac des Quatre-Cantons sur lequel se trouve la belle ville de Lucerne située à l’autre bout du lac. Ici, complètement à l’est, nous sommes dans une partie où le lac ressemble à un fjord.  Nous prenons quelques photos avant notre départ, direction l’Autriche. 
Lac des Quatre-Cantons à Brunnen
Nous passons par le Liechtenstein, petite principauté de 160 km2, 35 000 habitants, coincée entre l’Autriche et la Suisse. Un des pays les plus riches au monde, les entreprises étrangères y sont attirées par un régime d’impôt plus que favorable – on en compterait plus que d’habitants ! Nous faisons un arrêt à un poste d’essence et y achetons une carte routière de l’Autriche.  Heureusement, car la gentille dame, parlant quelques mots de français et d’anglais, nous offre d’acheter une vignette obligatoire pour les autoroutes de l’Autriche (pas cher, 10 euros pour 10 jours).

Nous sommes donc maintenant en règle pour poursuivre notre route.  Nous entrons en Autriche par Feldkirch, empruntons l’autoroute A12/E60 et jusqu'à Innsbruck, sur 73 km, nous traversons pas moins de 25 tunnels, donc un de 14 km de long, cinq d’au moins 5 km et plusieurs autres de 1 à 2 km, sans compter les plus petits.  Nous sommes finalement plus souvent dans des tunnels qu’à l’extérieur.  Nous avons peine à imaginer ce qu’était la route avant le percement de ces nombreux tunnels.  Denis a bien hâte que cette route intérieure se termine car c’est assez hypnotisant d’être dans ces couloirs sombres.  Cette route, qui a dû coûter une fortune à construire, est entièrement gratuite (avec vignette) sauf pour l’Arlbergtunnel de 14 km qui a coûté 9 euros.



Après Innsbruck, nous poursuivons notre route dans le Tyrol jusqu’à notre destination : Lofer. Pourquoi cette destination : lorsque nous avons fait notre tournée d’Europe en 1987 avec notre Westfalia, le village de Lofer (et son camping à St. Martin bei Lofer) fut notre « coup de cœur » et nous tenons à y revenir en 2013.  Notre premier arrêt se fait à l’épicerie du village.  C’est notre premier marché entièrement en allemand (en Suisse, les étiquettes étaient trilingues – français/allemand/italien).  Tout un exercice de compréhension – surtout que les produits sont assez différents que ceux de la France – donc, ça prend du temps mais on y arrive !  Nous arrivons au camping fatigués mais heureux de retrouver cet endroit qui nous fait souvent rêver depuis 1987.
Accueil du camping Grubhof à St. Martin Bei Lofer

jeudi 22 août 2013

Le Glacier du Rhône et les émotions…

20 août

Vignes du Valais
Poursuivant notre route vers l’est, nous roulons au bas de la vallée du Rhône sur une belle route entourée d’arbres fruitiers et de vignes.  Les vignes accrochées au flan des montagnes, produisent les vins du Valais.  Plus nous avançons et plus le français laisse sa place à l’allemand sur les affiches routières et commerciales.  Nous sommes dans la partie alémanique du Valais.  Après la petite ville de Brigue, nous empruntons la route 19 qui monte lentement et nous atteignons une grande plaine entourée de hautes montagnes, qui traverse de beaux petits villages.  Nous arrêtons à Biel pour prendre quelques photos.  Le cimetière adossé à l’église est particulier : chaque emplacement est surmonté d’une croix en bois avec un petit toit et un Christ crucifié, mais tous différents.  Ça fait un ensemble particulièrement réussi.

Biel
Finalement nous atteignons Gletsch et c’est le début de la montée pour la  Furkapass (col de la Furka), qui culmine à 2 429 mètres.   La route est large, moderne et le panorama grandiose.   Nous voyons les lacets de notre destination d’un côté et les lacets de la Grimselpass de l’autre côté.   Tout en bas, c’est la naissance du Rhône, important fleuve d’Europe qui passe par le lac Léman, Genève, Lyon, Valence pour atteindre la Méditerranée à Arles.  Finalement, nous atteignons le Belvédère, petite bourgade comportant un hôtel, un restaurant et une boutique.  Nous stationnons notre véhicule pour atteindre la boutique et voir enfin la source du fleuve, le Glacier du Rhône, une destination « 3 étoiles » du Guide Vert Michelin, pleinement méritée. Le glacier a toutefois reculé passablement d’après les photos des cartes postales de la boutique mais c’est encore spectaculaire, avec un lac au bas du glacier sur lequel flottent quelques icebergs d’un beau bleu « glacier ».

Glacier du Rhône - 2429 mètres d'altitude
Nous poursuivons notre montée du col pour quelques mètres encore et c’est ensuite le début de la descente.  Nous quittons la région du Valais et sommes maintenant en Suisse Centrale.  Est-ce à cause de ce fait, mais la route est beaucoup plus étroite, plus vieille et sinueuse pour la descente de ce côté, et aussi très achalandée : motos, autos, camping-car et bus montent et descendent, les croisements sont souvent difficiles... et à un certain endroit, après un virage en épingle, nous avançons et un autobus vient vers nous en sens inverse… nous ralentissons et... ça ne passe pas !  Denis ferme son miroir mais ça ne passe pas…  Le chauffeur de l’autobus fait signe de reculer… il y a plein de voitures derrière nous…  donc on recule comme on peu, c’est étroit et nous voilà maintenant de reculons à remonter le col !... les gens klaxonnent, les motos passent à gauche et à droite et les autos doivent reculer… enfin Denis se positionne devant l’autobus et les autos passent à côté et enfin, c’est un peu plus large car nous sommes dans le virage en épingle.  L’autobus nous rejoint, passe et enfin, nous pouvons continuer notre route, après quelques sueurs froides !
Source du Rhône et lacets des cols Furka et Grimsel
Après ces émotions, nous décidons de modifier notre route car il y a encore des cols sur notre itinéraire et nous choisissons de prendre une pause des cols.  Nous prenons donc la route vers le nord pour emprunter l’autoroute qui mène à Lucerne, très belle autoroute qui arrive du Tunnel du Saint-Gotthard.  Nous identifions un terrain de camping à Fluelen, au bas du Lac des Quatre-Cantons.  Nous trouvons assez facilement le camping mais une fois engagé dans le petit chemin, ça se rétrécie de plus en plus et finalement nous constatons que ce camping ne peut nous accueillir.  Heureusement, il y a un endroit un peu plus loin sur la petite rue pour rebrousser chemin.  Claudine prend conscience qu’il faut l’icône « camping-car » pour choisir un camping dans le répertoire…  ouf… nous prenons beaucoup d’expérience aujourd’hui !  Finalement, 12 km plus loin, nous trouvons notre camping pour ce soir à Brunnen, sur le bord du même lac.