dimanche 10 novembre 2013

Marseille

Jeudi 7 novembre

Nous décidons de poursuivre cette pause sur la côte méditerranéenne encore quelques jours.  Nous n’avions pas l’intention de nous rendre à Marseille car les camping-caristes rencontrés dans les aires de camping-car nous ont souvent raconté des histoires d’horreur à son sujet.  Mais, comme nous ne sommes pas très loin, nous décidons de prendre le train pour se faire notre idée sur la capitale de la Provence, premier port et deuxième plus grande ville de France.

Après 45 minutes de train, nous descendons à la Gare Saint-Charles dans le centre-ville.  Ce bel édifice est situé sur une des nombreuses collines de Marseille et nous descendons un immense escalier pour emprunter le boulevard d’Athènes qui nous amène à la rue Canebière, grande artère bondée de commerces et de clients de toutes origines.  Nous arrivons enfin au Vieux Port, centre névralgique de Marseille.  Ce port était à l’origine une calanque lorsque les romains s’établirent ici il y a 2600 ans.  C’est un immense port très bien protégé rempli de voiliers, bateaux de pêche et bateaux moteurs.   Les pêcheurs offrent leurs prises du jour sur le quai des Belges.

Vieux Port


Nous parcourons le côté ouest du port jusqu’au Fort Saint-Jean et en contournant celui-ci, nous découvrons les îles du Frioul et surtout le château d’If, construit sur une petite île à 2 km du rivage et autrefois converti en prison dans lequel Alexandre Dumas a enfermé son héros, le Comte de Monte-Cristo.  En arrivant de l’autre côté du fort, nous apercevons deux édifices modernes qui ne sont pas décrit dans notre guide.  Il s’agit de la Villa Méditerranée et du MUCEM (Musée de la civilisation européenne de la Méditerranée), tout récemment ouverts et à l’architecture très audacieuse.  Nous entrons dans le musée et parcourons les coursives en pente qui nous amène sur le toit et vers une passerelle en béton qui nous ramène vers le Fort Saint-Jean récemment rénové et faisant partie du même musée.

Villa Méditerranée et son immense porte-à-faux

Le MUCEM vu du Fort Saint-Jean - avec sa passerelle et sa terrasse sur le toit
De retour au Vieux port, nous dégustons de délicieuses moules-frites (marinières pour Denis et sauce échalotes pour Claudine – miam miam) sur la terrasse du restaurant « La cuisine au beurre » nommé ainsi en référence au vieux film du duo Fernandel/Bourvil.  Nous embarquons ensuite dans le petit train touristique qui nous amène (nous monte !) à la Basilique Notre-Dame de la Garde en passant par la Corniche du Président J-F Kennedy, longue de 5 km et bordée de belles demeures du 19e siècle.  Après avoir gravi les 154 mètres pour atteindre le piton calcaire sur lequel elle est construite, nous descendons du petit train pour la visite de la basilique.  Dans un premier temps, nous observons le magnifique panorama sur Marseille que nous offre la terrasse de la basilique.  Ce qui est impressionnant, contrairement à nos villes nord-américaines qui sont souvent dominées par des édifices à bureaux en hauteur, c’est le grand nombre d’édifices d’habitations d’une blancheur uniforme.


Marseille vue de la Basilique Notre-Dame d l


Notre-Dame de la Garde
La basilique Notre-Dame de la Garde de style romano-byzantin, a été construite  au 19e siècle.  Elle est surmontée par une belle statue dorée de la vierge qui culmine sur le clocher haut de 60 m.  L’intérieur de marbre est richement décoré de belles mosaïques.  Des maquettes de bateaux assemblées comme des mobiles descendent du plafond.  Il y a même une maquette d’un avion canadien CL-215 !



Nous reprenons notre petit train touristique qui nous ramène au Vieux port et là, nous empruntons le Ferry-Boat que les marseillais nomment le « ferri bo-a-t ».   Ce lien gratuit a été institué depuis plus de 100 ans pour traverser rapidement d’un côté à l’autre du port.  En revenant vers la gare, nous rencontrons le tramway très moderne et nous avons un brin de fierté lorsque nous constatons que c’est un « Bombardier ».  Marseille est une belle ville, propre et à l’architecture audacieuse.  Nous y reviendrons peut-être pour poursuivre notre visite des musées et quartiers que nous n’avons pu voir par manque de temps.


Tramway "Bombardier"

mercredi 6 novembre 2013

Retour vers la France

Lundi 28 octobre

Lucca (Lucques)

Lundi, nous prenons la route vers le nord et après avoir atteint Florence, nous arrêtons pour la nuit dans une aire de camping-car privée à Lucca, patrie du compositeur de la Bohème : Giacomo Puccini.  Nous en profitons pour visiter cette petite ville médiévale entourée de remparts.  Nous empruntons l’étroite via S. Paolino, bordée de belles boutiques, qui nous amène à l’église San Michele, bâtie du 12e au 14e siècle.  Sa façade de marbre est de style romano-pisan de Toscane.  L’intérieur est très vieux et peu décoré.

San Michele à Lucc
Nous poursuivons dans notre promenade dans les petites rues étroites et arrivons à la cathédrale de Lucca, l’église San Martino.  Elle est aussi de marbre et de style romano-pisan et l’intérieur est très beau et riche.


Mardi 29 octobre

Nous roulons sur les autoroutes italiennes et françaises aujourd’hui pour plus de 425 km…  notre journée se déroule donc à au moins 80 % sur des viaducs et surtout dans des tunnels, assez pour être saturés…  nous ne les avons pas comptés mais nous en avons traversé au moins une centaine !  On comprend le coût élevé des autoroutes.

Nous passons la nuit dans une aire privée : l’Aire de camping-car Chez Marcel.  Le Marcel en question nous reçoit très gentiment et son aire est très bien située, à quelques pas de la plage de la Gaillarde située entre Saint-Raphaël et Sainte-Maxime, pas très loin de Saint-Tropez.


30 octobre au 6 novembre

Bandol

Nous retrouvons avec grand plaisir nos amis Marie-Laure et Henri dans leur studio de Bandol et nous passons quelques jours en leur compagnie à découvrir les environs.




Sise entre Toulon et Marseille cette station balnéaire très prisée possède de très belles plages de sable, dont celle de Sanary-sur-Mer et celle de Les Lecques à St-Cyr-sur-Mer où le temps doux nous offre une belle baignade dans la Méditerranée en ce 1er novembre.  Nous apprécions particulièrement la Route de Crêtes située entre La Ciotat et Marseille qui nous offre de magnifiques vues sur les calanques et sur Cassis.  Nous profitons du beau temps pour marcher le sentier du littoral de Bandol au Port d’Allon.

4600 et 4574

vendredi 1 novembre 2013

Roma - La conclusion

Le 27 octobre

Après une journée de lavages – Bourlingueur et vêtements – mise à jour du blogue et farniente à la piscine par un beau samedi ensoleillé avec 25 degrés C, nous reprenons la navette dimanche matin.  Pour notre ultime journée au centre de Rome, nous choisissons de marcher un peu au hasard en nous dirigeant vers le centre antique.   Notre navette nous laissant près du Vatican, nous quittons rapidement cet environnement plein de touristes et nous descendons l’avenue Crescendo qui nous amène au Palais de Justice, immeuble très imposant qui présente une belle architecture. 

Le Palais de Justice


Nous traversons le Tibre et longeons pendant quelques kilomètres ce fleuve qui serpente au centre du vieux Rome.  Cela nous offre de belles vues sur le Palais de Justice, le vieux Château San Angelo et le Dôme du Vatican.  Nous arrêtons à l’église San Giovanni di Florentina et c’est la sortie de la messe.  Les italiens et italiennes ont revêtus leurs habits du dimanche et le curé discute avec eux sur le parvis de l’église, comme on voyait cela au Québec il y a plusieurs années.  Nous poursuivons le long du Tibre jusqu’au Teatro di Marcello, vestige d’un théâtre antique.

Le Tibre et la Coupole du Vatican
Après un dîner de délicieuses pâtes italiennes dans un petit café du la Piazza Venezia, nous retournons au monument de Vittorio Emmanuelle II pour visiter le musée sur la guerre.  Nous en profitons pour faire une petite visite de la belle église Santa Maria in Aracoeli dont l’intérieur présente une multitude de lustres vénitiens. Notre journée se termine par une promenade sur la Via Dei Fori Imperiali, piétonnière le dimanche, qui nous offre une belle vue du Colisée tout au bout de la rue et passe au centre des fouilles archéologiques présentant les vestiges des forums romains.

Monument de bronze au Musée de la Guerre


Rome, c’est beaucoup de tout !

Nous avons beaucoup  aimé Rome et ce qui nous a étonnés, c’est qu’il y a beaucoup de tout …
Beaucoup d’autos – elles  sont stationnées partout, sur les trottoirs, en deuxième rangée, sur les terre-pleins au milieu de la chaussée, de travers, sur les passages piétonniers, partout où il y une petite place ;
Beaucoup de trafic – les motos et vélos serpentent au travers les petites voitures, les autobus et camions, souvent quatre autos de large au lieu de trois ;
Beaucoup de courtoisie – malgré le trafic intense, très peu de klaxon et toujours la chance de passer, ce qui rend la circulation très fluide ;
Beaucoup de touristes – ils sont des dizaines de milliers, beaucoup de groupes organisés, c’est hallucinant tous ces gens qui visitent Rome, surtout le Vatican et les vestiges romains ;
Beaucoup de vendeurs de gadgets à touristes – évidemment, ils sont aussi très nombreux et un peu harcelant ;
Beaucoup d’églises – il y en a partout, souvent deux, trois ou quatre sur la même place et la plupart sont très imposantes et remplies d’œuvre d’art ;
Et beaucoup de piazza, de fontaines, de statues, de vestiges romains et évidemment beaucoup de religieux et religieuses portant les habits traditionnels.
Au Québec, il y a longtemps que nous ne voyons plus ces soutanes.

En conclusion, Rome est une ville unique ou le passé lointain est encore très présent nous rappelant ce grand peuple de conquérants. « Ils sont fous ces Romains »  disait Astérix.

 
Garde Suisse au Vatican