samedi 12 avril 2014

La belle Bordeaux et ses vignobles

4 au 8 avril

Monument aux girondins
Vendredi, nous nous installons dans le confortable camping du Village Bordeaux.  Ce sera journée de lavage et de repos.  Samedi, le bus nous amène au tramway qui lui nous mène au centre.  Bordeaux, plus ancien port de commerce de France après Marseille, doit sa prospérité au commerce du vin depuis le moyen âge.  Notre visite débute par l’Esplanade des Quinconces où se dresse une très belle fontaine surmontée du monument aux girondins.  Nous longeons ensuite la Gironde et admirons les beaux immeubles du 18e siècle de la place de la Bourse qui nous séduisent par leur harmonie.  Devant la place, nous marchons dans la brume du miroir d’eau dans lequel les immeubles se reflètent.  La ville de Québec est jumelée à Bordeaux et notre coloré maire, Régis Labeaume, aime bien l’endroit et veut en faire faire un semblable à Québec !
  
Place de la Bourse et son miroir



Porte de la Cloche
Tramways au centre-ville

Nous entrons ensuite par la porte Cailhaud et déambulons dans la vieille ville jusqu’à la cathédrale, l’hôtel de ville et la porte de la cloche, pour ensuite nous rendre jusqu’à l’Université de Bordeaux et remonter la rue Sainte-Catherine, la rue commerçante qui expose ses mannequins sur les trottoirs.  Nous marchons jusqu’à la Place de la Comédie et le Grand Théâtre, bel édifice qui serait un des plus beau théâtre de France.  Malheureusement, les visites sont complètes pour aujourd’hui… nous aurions dû commencer par là !   Bordeaux est une très belle et chic ville, nous avons beaucoup aimé la découvrir.

  
Le Grand Théâtre de Bordeau


Les Médocs

Barriques de la Rose Pauillac
Dimanche, nous poursuivons notre visite de la région vers la péninsule du Médoc, reconnue pour ses célèbres grands crus.  Nous circulons sur la petite route qui longe la Gironde vers son estuaire, en passant par des villages où l’on retrouve des châteaux connus pour leurs vins comme Margaux, Palmer, Siran, Maucaillou, jusqu’à Pauillac où nous nous installons pour deux jours au superbe et confortable camping municipal avec ses beaux et immenses emplacements.  Nous partons à pied goûter (et acheter) les vins de la Rose Pauillac et du Château Gaudin, des grands crus Pauillac.  On nous transmet plusieurs informations, notamment que les vins du Médocs, composés d’un agencement de trois cépages, doivent contenir 70% de cabernet-sauvignon.  On ne produit que du vin rouge dans cette appellation.
Vignoble du Médoc
   
Sur la propriété de Lafite Rothschild
Lundi, après un superbe lever du soleil sur la Gironde, c’est à vélo que nous poursuivons notre découverte des environs en nous rendant voir, entre autres, les propriétés vinicoles des châteaux Lafite Rothschild, Mouton Rothschild, Lynch-Bages, Bellegrave, Pichon Longueville, Pichon Longueville Comtesse de Lalande et Latour.  Les vins produits dans ces propriétés font partie des grands crus classés en 1855.  Ce sont les meilleurs vins de la région et il est nécessaire de prendre rendez-vous pour visiter et goûter.  Nous nous contentons donc d’admirer ces belles propriétés, qui comportent toutes un château, ce qui n’est pas le cas de tous les vignobles.  L’appellation « Château » des vins de la région de Bordeaux concerne une propriété comprenant un immeuble et des vignes mais ce n’est pas nécessairement un château.

Château Pichon Longueville

Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande

  
Saint-Émilion

Mardi, nous revenons vers Bordeaux pour ensuite prendre la direction est vers le petit village de Saint-Émilion, en empruntant, à partir de Libourne, la jolie route D-243 qui passe par de nombreuses propriétés vinicoles des vins de Pomerol et de Saint-Émilion.  Le décor est superbe même si les vignes n’ont pas encore leurs feuilles.  On se dit qu’il faudra revenir en été. 



L'église troglodytique

Nous visitons Saint-Émilion en après-midi, probablement le plus beau village français vu à ce jour, installé sur une petite colline et entouré de son vignoble.  Même si plusieurs édifices sont un peu en ruines car le village est très médiéval, c’est très sympathique, propre et charmant.  Nous avons visité l’ensemble des monuments souterrains du village, soit la grotte de l’ermite Émilion, la chapelle qui fût édifié en son honneur, les catacombes et l’église monolithe.  C’est l’église qui fût la plus intéressante car elle a été construite en creusant une grotte à même le sol.  Datant du 11è siècle, ses dimensions de 38 x 20 mètres et 11 mètres de haut en font la plus grande église troglodytique en Europe.  La juridiction de Saint-Émilion (le village et le vignoble) a été inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en 1999.



Le cloître de la Cathédrale



Mme Mirande dans son chais
Notre journée se termine par la dégustation (et l’achat bien sûr !) de grands crus de Saint-Émilion au Château La Rose Côtes Rol où nous passons la nuit car c’est une étape de France Passion qui offre des emplacements pour les camping-cars.  Nous avons été très bien accueillis par les propriétaires M. et Mme Mirande qui nous ont offert une visite détaillée et une agréable dégustation.  Pierre Mirande est le sixième exploitant de la même génération et sa propriété, située dans le vignoble de Saint-Émilion, lui permet de produire 50 000 bouteille annuellement.  Les vins de Saint-Émilion sont un assemblage de deux ou trois cépages mais doivent contenir obligatoirement 75 % de merlot.


Demain, nous changeons de région, après le vin, ce sera les produits du terroir car nous nous dirigeons vers le Périgord, pays du foie gras, des truffes etc.

vendredi 4 avril 2014

Trois jours de nature dans le bassin d’Arcachon

1 au 3 avril

Les Landes et le Bassin d’Arcachon

Après avoir traversé les Landes, un immense territoire marécageux boisé par l’homme pour enrayer la dérive des sables, nous arrivons dans la région du Bassin d’Arcachon, situé sur la côte Atlantique à l’ouest de Bordeaux.  Nous avons pensé au lac Saint-Jean en voyant cet immense lac alimenté par les marées.  Cependant, à marée basse, ça ressemble plus aux alentours du Mont Saint-Michel car la mer se retire presque complètement, ne laissant que quelques rivières et un sol vaseux à perte de vue.  Les villages autour du grand bassin d’Arcachon se distinguent par leur offre d’activités de plein air. 




Petite randonnée au pays des huîtres

Les pêcheurs d'huître - au repos en cette saison
Bien installés au camping municipal Le Braou à Audenge, notre première journée nous permet de faire une belle randonnée pédestre dans un des sentiers qui longent le bassin.  Nous visitons également le port d’Audenge et y trouvons les cabanes des ostréiculteurs, toutes fermées en cette saison.  Une multitude de ports ostréicoles exploitent les huîtres plates d’Arcachon appelées les gravettes.  On dit qu’elles ont un goût de noisette incomparable ; il faudra revenir y goûter en saison !




Même les voiliers n'ont plus d'eau à marée basse


Visite du parc ornithologique du Teich

Mercredi, nous empruntons une belle piste cyclable pour nous rendre au parc ornithologique située à 12 km du camping.  Nous avons passé plusieurs heures à arpenter les 6 km de sentiers et à observer quelques-unes de 320 races d’oiseaux qui sont vues dans la réserve à un moment donné dans l’année.  Bien dissimulés dans les 20 caches très bien aménagées, nous en avons observé plusieurs que nous connaissons :

Les gros oiseaux : cigogne, cygne tuberculé, tadorne de belon, oie cendrée, héron cendré, héron garde-boeuf, grande aigrette, aigrette garzette
Les canards : canard colvert, canard souchet, sarcelle d’hiver, sarcelle à ailes bleues

Camard souchet
D’autres oiseaux de marécages : foulque macroule, grand cormoran, goéland argenté, gallinule (poule d’eau)
Des échassiers : grand gravelot, échasse blanche, bécassine des marais

Les spatules "passent l'aspirateur !"






Et aussi quelques races nouvelles pour nous : la spatule blanche qui fait aller son long bec de gauche à droite dans l’eau – on dirait qu’elle passe l’aspirateur !



La très belle grèbe huppée



Et celle qu’on a préférée, un couple de grèbes huppée nichant sur une minuscule île – très belle, on dirait que la femelle a deux lulus sur la tête !





Nous avons adoré ce parc ornithologique et ses aménagements, c’est certainement le plus beau que nous ayons vu à ce jour.




La dune du Pilat

Jeudi, nous avons escaladé cette immense dune de sable située à 9 km au sud d’Arcachon et classée Grand site national.  D’une longueur de 3 km et large de 500 mètres, c’est la plus haute d’Europe avec ses 105 mètres de hauteur – sa hauteur varie à chaque année.  Elle avance de 1 à 3 mètres vers l’est à chaque année sous l’effet des vents et des courants.  Son versant ouest descend tout doucement vers la mer, mais son versant est, celui que nous avons escaladé, plonge en pente raide vers la forêt de pins.  Au sommet, nous avons un très beau panorama sur le Bassin d’Arcachon, le Banc d’Arguin, banc de sable près de la côte qui abrite un grand nombre d’oiseaux et la forêt de pin qui entoure la dune.  Le sable de la dune est très fin, blond comme de la cassonade et très pur – on se serait crus dans de la belle neige poudreuse. La météo a été maussade ce jeudi mais nous avons été chanceux car la pluie a cessé lors de notre escalade et a recommencé dès notre retour au Bourlingueur.  Contrairement aux indications d’un de nos guides, il est maintenant défendu de passer la nuit sur le stationnement de la dune du Pilat. Notre journée s’est donc terminée dans le stationnement du parc ornithologique du Teich où nous avons passé la nuit.
  



mercredi 2 avril 2014

Le Pays Basque

27 au 31 mars

Nous partons jeudi sous la grisaille et tant qu’à avoir du temps maussade, nous décidons de rouler une bonne partie de la journée… et après 650 km, nous nous retrouvons dans les Pyrénées atlantiques en Pays Basque.  Nous nous installons à Zarautz, SUR un camping (et non dans !) car il est situé sur le bord de l’Atlantique, sur le dessus d’une colline à 106 mètres d’altitude, nous offrant une magnifique vue sur l’océan et sur la petite ville au bas et sa jolie plage.
Le Grand Camping Zarautz - tout en haut où l'on voit des arbres !

L'escalier de 443 marches qui mène à la plage
Vendredi, nous partons à pied explorer les environs en empruntant le petit sentier qui descend de la colline vers la plage et Zarautz.  La vue est spectaculaire.  Zarautz, enchâssée entre les collines verdoyantes avec en toile de fond les Pyrénées, est sise sur le bord d’une belle plage de sable blond prisée par les surfers.  Nous repérons la gare ferroviaire (que nous utiliserons demain) et nous nous rendons jusqu’au supermarché pour quelques courses.  Nous empruntons le même sentier pour revenir et ses 443 marches (plus un bon bout en pente ascendante) en remontant vers le camping.  Les gens du coin doivent être très en forme, nous en avons même vu quelques-uns faisant de la course à pied dans ce sentier !

Zarautz vu du camping - très beau site entouré de collines avec les Pyrénées au loin (un golf en premier plan)


Donostia – San Sebastian

Samedi, nous prenons donc le train pour Saint Sébastian, la capitale de la province Guipüzcoa.  San Sébastian se nomme Donostia en euskera, la langue basque. Les Basques, qui, selon certains anthropologues, descendraient directement d’hommes de Cro-Magnon installées dans les Pyrénées depuis la préhistoire, est le dernier peuple européen à parler une langue non indo-européenne.  Les gens autour de nous parlent cette langue. En tout cas, heureusement que les affiches sont bilingues Eureskera / Espagnol (castillan) car cette langue, pleine de K, X et Z, est vraiment incompréhensible.  Après quatre mois passés dans la péninsule ibérique, nous nous débrouillons maintenant en castillan !  Le béret noir porté par plusieurs français est d’origine basque – plusieurs hommes le portent encore dans la région – de même que le jeu de pelote basque nommé aussi Jaialai.

Liberté au Pays Basque !
On dit de Donostia que c’est la plus élégante et la plus animée des stations balnéaires espagnoles.  Elle occupe un très beau site enclose entre deux collines.  Elle possède deux belles plages et en ce printemps, les baigneurs sont rares mais les surfers très présents.  Nous avons parcouru la promenade de la plage Onderrata, avons ensuite visité la vieille ville, sa place de la Constitution et l’église Santa Maria del Coro. Nous avons remarqué plusieurs banderoles réclamant l’indépendance du Pays Basque même si la région jouit aujourd’hui d’une très grande autonomie.


Place de la Constitution

L'Hôtel de ville


Palacio Mirama - ressemble en tous points  à une "Mansion" de Newport (Rhode Island USA)

Nous avons ensuite marché le long de la grande plage de la Concha jusqu’à une sculpture moderne réalisée en 1977 qu’on appela « Le peigne du vent ».  Les vagues frappent les rochers à cet endroit et près de la sculpture, des trous ont été aménagés dans la terrasse permettant au vent créé par les vagues de passer, créant à chaque vague importante un fort jet qui décoiffe… Denis a même perdu sa casquette !

Le Peigne du Vent

Évents qui décoiffent lors des grosses vagues
  
Biarritz

Belle petite plage au centre-ville
Après une journée de repos, nous prenons la route lundi matin pour la France.   En Espagne et au Portugal depuis le 2 décembre 2013, nous sommes bien heureux de retrouver nos cousins français ce 31 mars 2014.  Notre premier arrêt se fait dans l’aire de camping-car de Biarritz et nous prenons l’après-midi pour visiter cette petite ville de villégiature.  Nous sommes encore en Pays Basque mais ici, nous n’entendons parler que français, pas de Eureskera.  C’est une très belle station balnéaire, le bord de mer est impressionnant avec de belles criques et l’eau est d’une couleur d’un beau vert-turquoise.  Les tempêtes hivernales ont été dures ici, les vagues ont détruit plusieurs murs de protection et les vagues ont même fait irruption à l’intérieur du casino situé au fond d’une belle et large plage.

Le Casino - cet hiver, la mer y entra lors de deux grosses tempêtes
La côte de Biarritz et le golfe de Gascogne - on voit la côte espagnole du Pays Basque au loin