jeudi 8 mai 2014

Le CCE et le Débarquement de Normandie

1er au 5 mai


Forum Camping-car Europe (CCE)

Jeudi, nous poursuivons notre route jusqu’à la péninsule du Cotentin pour retrouver des membres du CCE, forum de discussion sur Internet relatif aux camping-cars.  C’est leur rencontre du printemps au camping municipal de Ste-Mère Église.  Nous avons fait la connaissance de deux couples de camping-caristes membres de ce groupe en février dernier à Roquetas de mar en Espagne, avec lesquels nous avons grandement sympathisé.

Nous sommes bien accueillis dès notre arrivée et bien heureux de retrouver Guy et Brigitte, Jean-Claude et Pierrette et aussi de connaître les autres membres du groupe présents.  Nous sommes les derniers arrivés sur les vingt-deux camping-cars participants à ce rendez-vous. On se serait crus à une petite rencontre d’amis de notre Club Westfalia, prenant l’apéritif et quelque repas ensemble sur les tables installées au centre des camping-cars.   Nous avons fait cinq activités en leur compagnie : la visite du Musée Airborne, un cocktail-dinatoire pour la fête d’un membre du groupe, une marche dans la campagne environnante, un BBQ au camping et un souper (dîner) très festif au restaurant le Normandy dont la propriétaire Brigitte est aussi membre du CCE.



Le Jour-J – Opération Overlord

C’est en 1943, à la conférence de Québec, qu’à été prise la décision de tenter une grande opération de débarquement sur le continent européen baptisée « Overlord » pour libérer la France et l’Europe occidentale suite à l’invasion des allemands commandés par Hitler.

Entre 6h30 et 7h30 le matin du 6 juin 1944, 135 000 hommes et 20 000 véhicules des forces alliées débarquèrent sur les plages de Normandie.  Ces plages s’étendaient dans la baie de Seine et ont été renommées en cinq secteurs pour les troupes qui y débarquèrent. D’ouest en est, on retrouve les plages Utah et Omaha (américains), Gold (britanniques), Juno (canadiens) et Sword (britanniques et français).

Le 6 juin 2014, on célèbrera le 70e anniversaire du Débarquement de Normandie.  Il y a déjà des milliers de visiteurs arrivés pour l’événement.  Nous avons passé cinq jours à visiter les plages, sites et quelques-uns des nombreux musées relatant cet événement historique.

  

Ste-Mère Église – Musée Airborne

Des milliers de combattants ont été parachutés pendant la nuit précédent le débarquement dans les extrémités est et ouest des plages, notamment dans le village de Ste-Mère Église situé à l’extrémité ouest de la zone de débarquement.  Un de ces soldats, John Steele, est devenu célèbre car son parachute s’est accroché au clocher de l’église.  Blessé au pied par une balle perdue, il y est resté suspendu plusieurs heures en faisant le mort.  Un mannequin et son parachute sont depuis ce temps accroché au clocher de l’église.  En plus de nous présenter cette histoire, le musée possède un avion qui transportait les parachutistes ainsi qu’un des nombreux planeurs qui se sont aussi posés aux alentours. D’ailleurs, l’un d’eux s’est écrasé devant la porte d’un hospice reconverti à ce moment en infirmerie… on dit que les occupants de l’appareil ont été soignés immédiatement !  Ste-Mère Église a été la première ville de France à être libérée. 

Un mannequin représentant John Steele accroché au clocher de Ste-Mère Église


La Pointe du Hoc

Toute la pointe est truffée de cratères
Situés sur une pointe qui avance dans l’océan, entre les plages Utah et Omaha, cet endroit stratégique des fortifications allemandes devait être mis hors jeux avant le débarquement des troupes sur les plages.  Les américains ont donc confié la tâche à un groupe de rangers spécialement formés pour escalader la falaise qu’ils ont réussi à gravir en seulement quelques minutes.  Ce site, mis en valeur par le gouvernement américain, présente les vestiges des bunkers et de la batterie d’artillerie allemande.  On y voit les traces profondes des combats acharnés qui s’y sont déroulés les 6 et 7 juin 1944 car toute la pointe est parsemée d’immenses cratères de bombes ce qui nous fait prendre conscience de la violence des combats.


Le cimetière américain

Près de 40 000 soldats alliés sont morts en Normandie au cours des combats de l’été 1944.  La majorité d’entre eux ont été inhumés en terre normande dans 27 cimetières.  Nous avons visité le plus grand d’entre eux.

Plusieurs cimetières temporaires avaient été construits dans les villages près des plages du débarquement et après la guerre, le gouvernement américain a offert aux familles des soldats morts pendant les affrontements de rapatrier leur corps aux États-Unis.  Plusieurs familles ont choisi de laisser leur proche en la terre qu’ils étaient venus libérer.  Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer contient 9 387 tombes. Parfaitement alignées, les pierres tombales (croix blanches) surplombent la plage d’Omaha sur un terrain qui a été offert aux américains par la France.  Le « Visitor center » présente des informations et films intéressants sur le déroulement du conflit.



Le port temporaire d’Arromanches

Il n’y avait aucun port dans la zone du débarquement, seulement des plages.  Ce port temporaire, installé par les britanniques au large de la Gold Beach, a  représenté un véritable défi technologique lors de son installation et pour son exploitation.  On voit encore plusieurs vestiges du port qui a accueilli les nombreux vaisseaux des alliés et qui permettait de débarquer les chars et équipements nécessaires aux combats.   Au cinéma circulaire Arromanches 360, nous avons visionné le film « Les 100 jours de Normandie », un montage de films d’archives sur un écran circulaire.






Le centre Juno Beach


À Courseulles-sur-Mer, nous avons visité ce musée canadien et nous avons beaucoup aimé.  En plus d’une description des événements et des forces armées de l’époque, nous y avons retrouvé des renseignements sur le Canada et ses habitants, autant de l’époque du conflit que d’aujourd’hui.  Le film présenté en fin de parcours, intitulé « Dans leurs pas » fut le plus émouvant que nous ayons vu sur le sujet.





Même si c’est un sujet lourd, nous avons aimé en apprendre davantage sur ce conflit et sur le débarquement en particulier qui fut une grande organisation logistique et humaine.  L’enseignement scolaire de notre époque ne couvrait pas la seconde guerre mondiale qui débuta lors l’invasion de la Pologne par les troupes de Hitler le 1er septembre 1939 et qui prit fin en Europe le 8 mai 1945, soit un peu moins d’un an après le Débarquement de Normandie. Nous avons aussi constaté la grande reconnaissance des français pour ces gens d’outre-mer qui sont venus les libérer.  Ça fait chaud au cœur de voir tous les drapeaux américains, anglais et canadiens hissés un peu partout dans les villages et devant les musées et sites.

samedi 3 mai 2014

Le fabuleux Mont St-Michel

29 et 30 avril

Au départ de Nantes, nous empruntons l’autoroute.  On nous a dit qu’au 16e siècle, Anne de Bretagne aurait négocié l’annexion de la Bretagne à la France à la condition d’abolir tous les péages ; donc encore aujourd’hui, il n’y a aucune autoroute payante en Bretagne. Nous traversons une partie de la Bretagne et entrons en Basse Normandie.  Nous sommes agréablement surpris de retrouver des belles maisons de pierre qui ressemblent à celles du Québec… ou c’est plutôt le contraire, ce sont les vieilles maisons du Québec qui sont normandes. Nous arrivons près du Mont St-Michel et nous nous installons au Camping aux Pommiers situé à 2 km de la digue qui relie le mont, d’où nous accédons par une piste cyclable le long de la rivière Couesnon. 

Nous y sommes venus en 1987 mais c’est toujours aussi impressionnant de voir cette île entourée de sable gris et ceinturée d’un rempart sur lequel a été bâti un beau village de maisons en pierre et surmonté d’une abbaye grandiose.  Lors de la guerre des cent ans, on dit que les anglais ont essayé pendant 30 ans de conquérir le mont sans succès… les gaulois ont résisté à tous les assauts, sûrement grâce à la configuration du village entouré de hauts remparts.  Le mont devint un lieu symbolique de l’identité nationale.



L’accès au mont

Les nouveaux accès à gauche
Une digue carrossable a été construite en 1879 pour permettre l’accès en tout temps au mont.  Cependant, ceci a créé l’ensablement de la baie avec les années et on dit que l’île aurait été rattachée au continent dans une quarantaine d’années.  C’est pourquoi des travaux majeurs ont été entrepris afin de créer une chasse d’eau pour évacuer les sédiments avec les marées.  Un barrage a été construit sur la rivière Couesnon afin d’accumuler l’eau des marées créant un débit important à la marée baissante et des travaux sont en cours pour remplacer la digue actuelle par une passerelle.  Les stationnements près du mont ont été remplacés par de nouveaux stationnements sur la rive et nous devons parcourir les 2 km qui relient le mont à la rive à pied ou en navette gratuite.  Seuls quelques véhicules de livraison peuvent dorénavant se rendre au pied du mont.   Même les résidents doivent laisser leur voiture sur la rive et prendre la navette.

La nouvelle passerelle en construction

Les marées

Mardi en début de soirée, nous sommes allés observer l’arrivée spectaculaire de la marée.  À marée basse, la mer se retire à 18 km du rivage et lorsque la mer revient, on dit qu’elle avance à la vitesse d’un cheval au galop.  En moins d’une heure, la mer envahie toute la baie et le mont est à nouveau une île entouré d’eau, ou presque car il y a toujours la digue qui empêche l’eau d’en faire le tour.  À marée basse, les sables mouvant peuvent piéger les marcheurs, donc il est déconseillé de s’y aventurer sans guide.

La marée monte très vite près des remparts

L’abbaye

Le monte-charge
C’est vers l’an 708 que le premier sanctuaire en l’honneur de l’Archange St-Michel aurait été édifié, et le mont devint très rapidement un lieu de pèlerinage faisant partie de la route vers Compostelle.  Les bénédictins occupèrent le monastère à partir du 10e siècle et l’endroit devint une prison à la révolution.  Le site est classé monument historique depuis 1874 et au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.  L’abbaye que nous visitons date du 18e siècle, est immense, sur trois niveaux il culmine à 80 mètres du niveau de la mer.  Il y a l’Église abbatiale et la Merveille (ensemble de bâtiments gothiques) comprenant plusieurs salles sur trois niveaux dont le Cloître, le Réfectoire et la Salle des chevaliers. C’est toute une prouesse technologique car les salles sont très grandes et hautes et se supportent les unes sur les autres. Dans une salle nous retrouvons une immense roue en bois devant un espace ouvert vers l’extérieur ; ce sont des prisonniers qui faisaient fonctionner ce monte-charge en marchant dans la roue comme le font les hamsters dans leur cage.


Le Cloître

Le Réfectoire

Muraille imposante, des salles sur trois étages

L'Abbaye, prouesse architecturale à 80 mètres de hauteur

La Grande-Rue


Les maisons du village datent des 15e et 16e siècles et sont disposées le long d’une belle rue étroite jonchée de restaurants, boutiques de souvenir et petits hôtels.  Cette rue en pente se termine par un escalier montant vers l’abbaye.  Plusieurs autres escaliers et autres petites rues serpentent dans le village et nous permettent de longer les remparts et d’admirer le panorama.  Notre dîner (déjeuner) de mercredi au café de la Mère Poulard nous a donné l’occasion de goûter la fameuse omelette soufflée du Mont St-Michel.




On vit dans les escaliers au Mont St-Michel

Nous continuons notre remontée vers le nord jeudi pour rencontrer un groupe de camping-caristes à Ste-Mère Église, région du débarquement de mai 1944.




mardi 29 avril 2014

Le Puy du Fou, les amis et Nantes

23 au 28 avril

Le Puy du Fou

Mercredi, nous prenons la route, toujours vers le nord, jusqu’au petit village de Les Epesses, situé à quelques kilomètres du parc d’attraction Le Puy du Fou.  Nous passons la nuit au camping La Bretèche où Internet nous permet de mettre notre blogue à jour et jeudi matin, nous nous rendons à l’aire de camping-car du parc. Très bien aménagée, cette aire peut contenir plusieurs centaines de camping-cars.

Le Puy du Fou est un grand parc d’attraction dédié à l’Histoire qui s’est vu décerné le titre de « Meilleur Parc du Monde » aux Thea Classic Award en Californie en 2012.  En plus des décors très fidèles, le site offre des spectacles de différentes périodes de l’histoire de la France.

Nous passons donc la journée à arpenter le parc pour assister aux cinq principaux  spectacles :
Ø   Les Mousquetaires de Richelieu – une aventure de cap et d’épée à l’époque des Trois Mousquetaires (18e siècle) (spectacle intérieur)
Ø      Le Secret de la lance – une chevauchée médiévale à l’époque de Jeanne d’Arc d’Orléans (15e siècle)
Ø      Les Vikings – l’attaque de vikings dans un village vers l’an 1000
Ø      Le Signe du Triomphe – les jeux de cirque entre romains et gaulois vers l’an 300
Ø      Le Bal des oiseaux fantômes – un ballet aérien avec 170 rapaces diurnes


Le Secret de la Lance - la compétition des chevaliers en armures

L'Attaque des Vikings - avec animaux sauvages ; loups, cerfs, buffles

Le Signe du Triomphe - la course enlevante de chars romains

Le Bal des oiseaux fantômes - des oiseaux de proie très très proches


Le Fort de l'An mil
La Cité médiévale
Nos déplacements entre les sites des spectacles nous permettent de visiter les autres attractions : La Cité médiévale, le Fort de l’an mil, le Village de XVIIIe et le Bourg 1900 de même qu’une attraction relatant les Fables de Lafontaine.



Nous avons été grandement impressionnés par la qualité du site et la fidélité des décors.  Les spectacles sont professionnels et d’envergure, particulièrement celui des rapaces – à un moment donné, une centaine de cigognes et autres rapaces tournoyaient tout près au dessus de nous !  Nous avons adoré notre journée et nous ne manquerons pas d’y revenir si nous bourlinguons à nouveau dans la région.



Soizic, Raphaël et compagnie

Gwendal, Soizic et Lola avec nous devant la mer déchaînée
Vendredi, nous nous dirigeons vers La Roche sur Yon pour rencontrer les amis français que nous avons connus au Chalet des Bons Fromages à La Praz-de-Lys dans les Alpes en août dernier.   Nous profitons de la piscine chauffée couverte au camping Campilo situé à quelques kilomètres au sud de La Roche.  Samedi, nos retrouvailles avec Soizic et Raphaël sont très chaleureuses et nous avons le plaisir de connaître toute la famille : Lola, Gwendal et Tifaine. C’est l’occasion de raconter nos aventures depuis août dernier et aussi de visiter le centre de La Roche sur Yon qui possède un beau parc avec des animaux animés mécaniquement par les utilisateurs du parc. Dimanche, c’est aux Sables-d’Olonne que nous passons la journée sous la pluie et les grands vents.  Station balnéaire réputée, elle possède une très belle et longue plage et un port animé mais elle est surtout connue pour être le port de départ et d’arrivée de la course « Vendée Globe », une course de voiliers en solitaire sans assistance autour du monde qui se tient aux quatre ans. Notre journée se termine par l’invitation à l’apéro chez la maman de Soizic où nous avons aussi l’occasion de rencontrer sa soeur Valérie et ses neveux.  Nous avons peine à partir dimanche soir car ce fût un « 48 heures » magique et festif, nos amis ont été d’une grande générosité et nous avons hâte de nous revoir, probablement en septembre prochain avant notre départ pour l’autre côté de l’Atlantique.

La maman, Soizic et Raphaël, Valérie et Tifaine - des gens très accueillants !



Nantes

Près du Château des ducs de Bretagne
Lundi, nous continuons notre remontée jusqu’à Nantes et nous nous installons au Camping de Nantes, appelé aussi « Petit Port », très confortable et surtout très bien situé.  Le tramway de l’autre côté de la rue nous amène au centre-ville après seulement 6 stations.  Nous avons visité Nantes en suivant une ligne verte au sol, un parcours appelé « Le Voyage à Nantes ».  Cela nous a permis de visiter les principales attractions de la ville :

Ø La cathédrale St-Pierre St-Paul qui contient le tombeau de François II, dernier duc de Bretagne
Ø  Le Jardin des plantes, magnifique jardin botanique urbain
Ø    Le Château des Ducs de Bretagne, très bien conservé, c’est le seul que nous ayons vu qui est encore entouré d’eau
Ø      Les Machines de l’Île et son éléphant gigantesque, machines mécaniques installées dans les anciens ateliers de chaudronnerie des Chantiers de la Loire et inspirées par les aventures de Jules Verne qui est natif de Nantes.

Nous écourtons ensuite le parcours de la ligne verte car la pluie soutenue s’est à nouveau mise de la partie et nous sommes transis.  Nous sommes bien heureux de retrouver la chaleur et de nous sécher à notre retour au Bourlingueur.

L'éléphant des Machines de l'Île en promenade

Le Château des Ducs de Bretagne

Le Jardin des Plantes à Nantes