vendredi 19 septembre 2014

La Bretagne – côte nord


Le dernier récit avant la conclusion…

11 au 20 septembre


Camping du Port à Landrellec
Jeudi, nous quittons le sud de la Bretagne et montons au nord jusqu’à la presqu’ile de Landrellec où nous avons ciblé le Camping du Port.  La réception est fermée pour la pause du midi à notre arrivée et nous en profitons pour faire le tour du camping.  Il y a quelques emplacements de libres directement sur le bord de la baie mais nous pensons que le coût doit être plus élevé que le 14 euros que nous paierons avec notre carte de rabais ACSI.  Mais surprise, la dame à la réception nous octroie un de ces sites sans que nous en fassions la demande !  C’est merveilleux, nous avons presque les pieds dans l’eau à marée haute, le site est bien délimité par des haies de chaque côté et la vue est extraordinaire !  



La côte de granite rose

La petite église de Trégastel
Vendredi, nous faisons un peu de vélos dans les environs mais comme il n’y a pas de pistes ni de voies cyclables, c’est un peu dangereux.  Nous décidons donc de faire une longue randonnée pédestre samedi dans le sentier GR-34 qui longe la côte.  Nous partons à marée haute et admirons les petites plages de sable blanc entourées de granite rose.  De nombreux bateaux s’abritent à l’abri des îles et dans les anses près de la côte. Nous marchons jusqu’à Trégastel et nous prenons notre pause midi face aux gros rochers de granite rose de Ploumanac’h.  Un grand nombre de maisons et de clôtures sont d’ailleurs construites avec ce beau et solide granite.   Notre retour à marée basse nous offre un tout autre paysage, tout aussi magnifique.

Ici, tout est en granite rose, même les clôtures
   





Paimpol

Dimanche, nous continuons notre découverte de la région en longeant la côte en Bourlingueur jusqu’à Paimpol.  Nous trouvons une petite place à l’aire de camping-car en plein centre-ville et nous profitons de ce beau dimanche pour nous promener dans les petites rues et autour du port très animé.

Le port de Paimpol


Saint-Malo

Lundi, nous continuons notre route jusqu’à Saint-Malo où le luxueux camping 5 étoiles Le P’tit Bois nous hébergera jusqu’à dimanche prochain.  Nous profitons du temps estival dans le parc aquatique du camping mardi, et mercredi nous enfourchons nos vélos pour nous rendre dans la vieille ville de Saint-Malo, situé à 7 km au nord.

Saint-Malo Intra-muro vu du port

À l’exception des remparts qui datent du 12e siècle, Saint-Malo a presqu’entièrement été détruite en 1944 et reconstruite à l’identique.  La ville intra-muro est située sur une presqu’île longée par des plages du côté de la mer et par le port commercial près de l’embouchure de la Rance.  Nous profitons de la marée haute de midi pour marcher sur les remparts et admirer les îles du Grand Bé et du Petit Bé ainsi que le vieux Fort national, tous accessibles à marée basse.   




Le Fort National



La Maison du Québec
Sur les remparts, une petite terrasse héberge la statue du malouin le plus connu des québécois : Jacques Cartier qui a découvert le Canada en 1534 – il est arrivé à Gaspé au Québec et a donné le nom « Canada » qui signifie « village » en huron.  Nous faisons une petite pause à la Maison du Québec où l’on présente une exposition et des films d’archives sur Félix Leclerc.  Le Québec est très présent à Saint-Malo, nous avons vu plusieurs drapeaux québécois et même un casse-croûte annonçant de la poutine québécoise.  Nous y avons aussi rencontrés des québécois à deux reprises, un couple de Saint-Jean-Chrysostome sur les remparts et un groupe (8) de Québec lors de notre repas.

Statue de Jacques-Cartier

Plaque au sol dans la cathédrale

Après avoir dégusté de délicieuses crêpes bretonnes (miam miam encore !), nous nous promenons à l’intérieur des murs où nous trouvons un bon nombre de boutiques de luxe et de magasins pour les nombreux touristes.  La visite de la cathédrale nous a bien plu : elle fût très abimée lors de la Seconde Guerre et n’a été rouverte qu’en 1972.  Les vitraux d’origine ont été remplacés par des vitraux de couleurs pastelles qui diffusent une belle lumière à l’intérieur.  De plus, l’autel et le beau mobilier moderne en cuivre se marient très bien avec les vieux murs et planchers.
  


À la porte Saint-Vincent, nous trouvons l’Hôtel de ville installée dans l’ancien château de Saint-Malo, qui s’appuie contre un reste de l’enceinte primitive de la ville.  Il a été édifié par les ducs de Bretagne en vue d’affirmer leur autorité face à la cité malouine rebelle en contrôlant cet unique accès depuis la terre.  En 1590, les malouins décidèrent de s’emparer du château afin d’empêcher son gouverneur d’ouvrir les portes de la ville au nouveau roi de France, Henri IV, alors protestant.  La ville s’érigea alors en République indépendante.  Celle-ci prit fin après la conversion du roi à la religion catholique quatre ans plus tard.

L'Hôtel de ville, ancien château de Saint-Malo



La figure de proue de l'Étoile du Roy, frégate corsaire de 1745


La fin du périple

Denis consacre les jours suivants au grand ménage du Bourlingueur.  L’habitacle n’étant pas assez grand pour deux personnes qui font le ménage en même temps, Claudine se la coule douce en faisant de la lecture sur le bord d’une des quatre piscines du camping (hi hi !) et en complétant les derniers textes du blogue. 

Le P'tit Bois, un camping 5* très agréable

Dimanche, nous prenons la direction du sud jusqu’en Vendée où sera remisé le camping-car mardi.  L’horaire est déjà tout organisé jusqu’à notre retour au Québec : nous passerons la journée de lundi à vider le camping-car et faire les valises.  Il sera remisé mardi le 23 et nous passerons deux autres jours avec nos amis Soizic et Raphaël pour ensuite rejoindre nos parrains Marie-Laure et Henri à Saint-Maurice-sur-Fessard les quatre jours suivants.  Lundi le 29 septembre, nous rejoindrons Paris pour trois soirs, entre autre pour visiter le Salon du camping-car au Bourget.  Et jeudi matin, le Québec nous attend !


Un dernier texte de conclusion suivra pour fournir quelques informations pratiques et statistiques sur notre périple.

vendredi 12 septembre 2014

La Bretagne – côte sud

2 au 10 septembre

Le sel de Guérande

Comme la température de septembre s’annonce très belle, nous mettons cap vers le nord-ouest mardi jusqu’à La Baule, une station balnéaire réputée comme ayant l’une des plus grandes plages de sable d’Europe.  Nous nous installons au camping Les Roseraies situé à 2 km du centre et nous profitons de la journée de mercredi pour mettre notre carnet de voyage à jour.

La porte St-Michel à Guérande
Jeudi, nous enfourchons nos vélos et notre randonnée nous mène à Guérande, reconnue pour ses salines.  C’est une belle ville médiévale entourée de remparts.  Après avoir fait le tour de la cité, nous reprenons la route vers les marais salants situés à quelques kilomètres vers la mer.  Nous pensions bien voir les sauniers à l’œuvre mais comme il a plut beaucoup en août, la récolte s’est terminée en juillet.  Nous avons quand même pu voir les salines qui datent de plus de 1000 ans et qui sont classées au Patrimoine mondial de l’Unesco.  Encore aujourd’hui, 7 000 œillets sont exploités et produisent en moyenne 10 000 tonnes de gros sel annuellement.


  
Les salines vues du ciel (photo d'une photo)


Après avoir traversé les marais salants, notre trajet nous ramena vers La Baule par une piste cyclable longeant l’Atlantique.  La côte déchiquetée des environs de Le Pouliguen avec de belles propriétés en bord de mer nous a fait penser aux environs de Newport Rhode Island aux USA.

Vendredi, c’est sur la plage de La Baule que nous passons la journée et samedi, nos profitons de la magnifique piscine du camping.

L'été en septembre devant la magnifique plage de La Baule


Vannes et le golfe du Morbihan

Dimanche, nous continuons notre trajet le long de la côte jusqu’à Vannes située à seulement 80 km de La Baule.  Nous nous installons au camping Conleau au sud de la ville et comme il fait un temps magnifique, nous nous dirigeons immédiatement en bord de mer.   La péninsule de Conleau est en fait une toute petite ile reliée à la rive par une chaussée permanente.  Des dizaines de voiliers sont ancrés en chapelet bien à l’abri des vents et on y a construit tout à côté une digue fermée pour en faire une immense piscine à l’eau salée avec fonds en sable.  Nous sommes emballés par l’endroit !  L’eau est bonne, claire et le décor est idyllique.

La piscine d'eau salée et le chapelet de voiliers au coucher du soleil

Vannes

Lundi, nous nous rendons dans le vieux Vannes à vélo.  Située au fonds du Golfe du Morbihan, c’est une ville charmante et très propre.  Les bâtiments sont blancs et mis en valeur par le ciel bleu.  Nous visitons les magnifiques jardins du château Hermine aux couleurs chaudes et le jardin des remparts qui entoure les vieux lavoirs coiffés d’une longue toiture.  Nous entrons ensuite dans la cathédrale St-Pierre datant du 13e siècle.  Pour terminer, nous ne manquons pas de déguster de délicieuses crêpes bretonnes.


Le jardin du Château Hermine

Les jardins des remparts

Les anciens lavoirs
L'entrée de la vieille ville de Vannes et le port

Mardi, nous montons à bord d’un bateau de Navix pour une croisière commentée de 3h30 à travers les 42 îles du golfe du Morbihan. Nous rencontrons de nombreux voiliers dont plusieurs écoles apprenant la voile aux enfants sur des petits voiliers Optimiste à la voilure colorée.  Le golfe est une mer intérieure fermée et notre tournée nous amène jusqu’à l’océan.  L’entrée du golfe est particulièrement impressionnante, les marins doivent y combattre le deuxième courant le plus difficile d’Europe créé par l’effet des marées dans le détroit.



Le fief d’Obélix : les alignements de Canarc

Mercredi matin, nous parcourons une vingtaine de kilomètres jusqu’à Carnac pour voir un site exceptionnel de 3000 menhirs datant de 6000 ans.  Nous nous attardons au Ménec où 1050 menhirs sont posés en 11 files sur une distance d’un kilomètre.  Deux autres sites semblables sont situés tout près.  Ces pierres dressées demeurent encore mystérieuses mais des spécialistes penchent pour des « marqueurs » de sites privilégiés voire sacralisés.   Nous pouvons voir des menhirs à plusieurs autres endroits dans la région…  c’est sans doute ici que vécurent Astérix, Obélix et tous ces gaulois que nous connaissons !



Photo d'une photo aérienne


Belle-Isle-en-mer : la déception

Nous nous dirigeons ensuite vers la péninsule de Quiberon où nous trouvons une grande et belle aire de camping-car avec vue sur la mer.  Nous partons immédiatement à pied vers le village Quiberon en utilisant le sentier des douaniers qui longue la côte escarpée. 



Notre but : connaître l’horaire des traversiers pour Belle-Isle-en-mer, la plus grande île bretonne reconnue pour sa beauté.  L’horaire nous convient parfaitement mais… pour la première fois depuis le début de notre voyage, le prix nous rebute… 52 euros par personne aller-retour à vélo pour une traversée de ¾ d’heure !  104 euros en tout ; nous avons payé le même prix pour traverser pendant plus d’une heure avec le camping-car du Danemark en Allemagne !  Nous avons fait une croisière commentée de 3h30 mardi pour 21 euros par personne !  Nous trouvons que c’est grandement exagéré et pour la première fois depuis 14 mois, nous décidons de renoncer…  Nous quitterons donc la côte sud de la Bretagne demain pour nous diriger vers la côte nord.

Vannes - une très belle ville française




mardi 2 septembre 2014

La Vendée et ses gentils vendéens

25 août au 1er septembre

Les Sables d’Olonne

Lundi, nous nous dirigeons vers le sud jusqu’au Château-d’Olonne et nous nous installons pour deux soirs au camping Les Fosses Rouges.  Nous profitons du reste de la journée pour mettre le blogue à jour et mardi, c’est à vélo que nous parcourons la piste qui longue l’Atlantique jusqu’aux Sables-d’Olonne.  Nous y étions venus à la fin avril avec nos amis Soizic et Raphaël sous un temps maussade.  Nous sommes donc heureux d’y revenir en été.   Nous avons déjà parlé de ce port de plaisance très connu d’où part la course Vendée Globe à tous les quatre ans… nous espérons avoir l’occasion de voir le départ ou l’arrivée lors de la prochaine course qui se déroulera en 2016.  La pluie (encore !) nous ramène assez rapidement au camping.



Mardi soir, nous sommes très heureux d’accueillir nos amis vendéens Soizic et Raphaël pour un bon repas bien arrosé dans le Mon Blanc Bourlingueur. 


L’Île de Noirmoutier et le passage du Gois

Noirmoutier en l'île et les marais salants 
Mercredi, nous longeons la côte Atlantique jusqu’à l‘Île de Noirmoutier et c’est le camping municipal Clair Matin de Noirmoutier en l’Île qui nous hébergera jusqu’à vendredi.  Située à 65 km au nord des Sables-d’Olonne, l’île est accessible par un pont à partir de Fromentine et s’étire vers le nord sur une vingtaine de kilomètres.  On y trouve des dunes au sud, une côte rocheuse au nord et des marais salants au centre de l’île d’où on récolte du sel.  Réputée pour l’élevage des huîtres et autres mollusques, nous y avons dégusté les meilleurs moules que nous ayons mangées et ce, préparées directement au camping par une cantine mobile !

Splendides fleurs sauvages sur l'île de Noirmoutier

 L’île est aussi connue pour son passage du Gois : une chaussée submersible longue de 4,5 km reliant l’île au continent.  Cette route n’est accessible qu’à marée basse et comme notre horaire ne nous permet pas de l’emprunter à l’aller ou au retour, nous nous rendons jeudi à vélo pour voir ce fameux passage très populaire car il permet aux pêcheurs de mollusques de se rendre très loin à marée basse.  Un panneau indicateur électronique indique les heures de marée et comme nous sommes à marée basse, il nous est possible de traverser.  Nous pédalons jusqu’au tiers du passage ; c’est bondé d’automobiles stationnées sur le sable le long du passage et de pêcheurs de mollusques… difficile de croire que dans quelques heures, tout cela sera submergé de quelques mètres d’eau !  Pour les téméraires ne pouvant rejoindre le rivage, des tourelles ont été érigées pour se réfugier le temps de la marée haute… on ne sait pas si c’est souvent utilisé mais on nous a dit que ces tourelles ont été construites à la suite de plusieurs noyades de gens pris au piège à la marée montante.


Le passage du Gois, long de 4,5 km, relie la côte à l'île de Noirmoutier



La Venise Verte

Soizic et Raphaël devant leur camping-car 
Vendredi, c’est notre weekend en camping-car avec nos amis Soizic et Raphaël.  Nous prenons la direction plein sud jusqu’à Coulon, une toute petite municipalité située dans le marais Poitevin qui s’étire sur 55 000 hectares le long de la Sèvre Niortaise au sud de Fontenay-le-Compte et qui se jette dans l’Atlantique à l’Anse de l’Aiguillon au nord de La Rochelle.  Nous nous installons à l’aire de camping-car municipale (un très beau terrain gazonné) et nous profitons de la journée ensoleillée (enfin !) pour visiter les environs en attendant l’arrivée de nos amis.


Le canal et les embarcations à louer à Coulon

Le Marais Poitevin est divisé en deux parties différentes, le Marais desséché qui compte très peu de végétation et le Marais mouillé qui lui couvre 15 000 hectares et qu’on appelle La Venise Verte.  C’est en fait une multitude de petits canaux construits à partir de 1607 par les moines des abbayes de la région sous les ordres de spécialistes hollandais engagés par Henry IV pour assécher le marais.




Nous louons une petite embarcation à rames pour 4 personnes samedi et c’est à l’huile de bras des hommes (Denis et Raphaël) que nous cheminons au travers les canaux entourés d’une végétation abondante.  On dit que la Venise Verte est un lieu de calme, de silence et de repos, pays enchanté où seul un bateau peut vous conduire.







En revenant vers La Roche-sur-Yon

Nous déplaçons ensuite les camping-cars jusqu’à l’aire de camping-car de Arçais, un petit village de la Venise Verte situé à une dizaine de kilomètres.  Encore là, l’aire est vaste et gazonnée et ressemble à un camping.  Dimanche, après la visite du village, nous nous rendons jusqu’à la pointe l’Aiguillon pour notre déjeuner (ou dîner pour les québécois !) où nous avons une très belle vue sur le pont et sur l’Île de Ré.  Nous visitons ensuite la station balnéaire La Tranche avec sa belle plage de sable qui accueille souvent les yonnais et yonnaises.

Notre weekend se termine par un délicieux repas au Bistro du Boucher à la Roche-sur-Yon…  tout fut succulent, particulièrement le dessert de Claudine et Denis : l’éclair aux fruits rouges.  Il faudra revenir !




On prépare notre rentrée

Nous dormons sur le petit parking près de la résidence de nos amis et lundi nous nous rendons à St-André-Goule-d’Oie visiter le bâtiment de ferme qui accueillera le Mon Blanc Bourlingueur à la fin septembre.  Maryse, la maman de Soizic, nous accueille ensuite pour un bon repas en compagnie de Gwendal, Tifaine, Soizic et Raphaël.  Nous nous disons tous Au Revoir car nous nous reverrons dans trois semaines pour le remisage du camping-car.