mercredi 14 mai 2014

Beautés et hospitalité normandes

6 au 14 mai

Honfleur

Au départ de Courseulles-sur-mer, nous rejoignons Honfleur à quatre-vingt kilomètres au nord, juste en face du Havre.  Nous nous installons dans le très beau camping 5 étoiles La Briquerie à Équemauville, petit village situé à 2 km au sud d’Honfleur. La pluie nous incite à prendre le bus pour rejoindre le centre d’Honfleur mercredi matin.

C’est surtout le vieux port qui représente bien cette petite ville avec ses hautes maisons alignées autour du bassin.  C’est d’ici que Samuel de Champlain appareilla de nombreuses fois pour ses voyages en Amérique, notamment en 1608 pour fonder notre belle ville de Québec.




Oeuvre d'art moderne


L’église Sainte-Catherine est à voir. Construite entièrement de bois au 15e siècle par des ouvriers des chantiers navals, elle possède deux nefs côte à côte comme deux bateaux renversés et son clocher est construit de l’autre côté de la rue. Honfleur fut aussi un rendez-vous d’artistes peintres tels que Boudin, Pissarro, Renoir et Cézanne.  Circuler dans les petites rues de la vieille ville nous permet d’admirer de belles œuvres modernes dans les vitrines des nombreuses galeries d’art. 

Le clocher



L'église Sainte-Catherine, toute en bois de chêne


















Nous montons ensuite sur le Mont Joli dans les hauteurs de la ville et visitons la chapelle Notre-Dame-de-Grâce construite en 1600.  Le retour à pied vers Équemauville nous amène à traverser la belle campagne normande et ses maisons faites de colombage, souvent avec toit de chaume.





Notre gros véhicule en ville…

Nous profitons de la journée pluvieuse de jeudi pour mettre le blogue à jour et prendre rendez-vous dans un concessionnaire de camping-car près de Rouen pour deux petites réparations mineures sur garantie.  Nous trouvons facilement le concessionnaire vendredi après-midi et le tout est réglé en moins d’une heure.  Comme nous sommes près de Rouen, nous décidons de la visiter en utilisant le stationnement recommandé pour les camping-cars dans nos guides.  Rouen est une ville assez importante encombrée de trafic.  De nombreux ponts traversent la Seine et nous devons en emprunter un afin d’atteindre la rive gauche, ce que nous ne réussissons pas à faire au premier passage près de la rive.  Nous remontons donc au nord par l’autoroute et redescendons vers la Seine par la rue principale encombrée de trafic et de piétons… et enfin, nous traversons de l’autre côté mais après avoir tourné autour de l’endroit ciblé par notre GPS, nous ne trouvons pas de stationnement pour camping-cars.  Découragés par le trafic important, nous décidons d’oublier Rouen, remontons vers le nord et passons la nuit à l’aire de camping-car de la petite ville de Montville, agréablement située près d’un bel étang où nous observons une dizaine de variétés de canards et où nous avons Internet gratuitement.



Giverny

Samedi matin, nous retraversons Rouen sur l’autoroute et tout se passe bien.  Nous atteignons rapidement Giverny située à environ soixante-dix kilomètres au sud-est.  C’est notre amie Jeanne qui nous a suggéré d’y faire un crochet et nous ne l’avons pas regretté !  

En 1883, le peintre Claude Monet y loua une maison et y travailla jusqu’à sa mort en 1926.  Les guides suggèrent de visiter l’endroit du milieu avril à la fin juin, la meilleure période pour la floraison. Nous visitons sa maison, conservée tel quel depuis sa mort, mais c’est surtout les jardins et l’étang des nymphéas qui sont magnifiques et qui servirent de cadre à nombreuses de ses œuvres.  Même avec la pluie, le tout est très romantique et on se croirait à l’intérieur d’une toile de Monet !





Nous marchons sur la rue principale du village, entourée de verdure et de fleurs et visitons le Musée des Impressionnistes qui expose des toiles de Monet et une exposition temporaire sur les peintres impressionnistes américains. 



L’hospitalité normande

Vendredi, nous recevons un appel de Valérie, la sœur de Soizic que nous avions rencontré pour l’apéro chez la maman de Soizic il y a deux semaines.  Valérie demeure à Bernay en Normandie, une soixante de kilomètres à l’ouest de Giverny.  Elle reçoit des amis pour dîner (souper) et nous invite à nous joindre à eux.   Nous arrivons en fin de journée et rencontrons Christian, le conjoint de Valérie, et les enfants Étienne, Victor et le petit Léopold.   Le soir, c’est deux couples de leurs amis qui se joignent à nous : Virginie et Samuel de même que Anne-Marie et Paul-Marie qui sont originaires de Belgique.  Ce fut un repas délicieux et la compagnie de tout ce beau monde se prolongea jusqu’à 2 heures du matin avec des discussions très animées entre français, belges et canadiens.

Le Bourlingueur bien stationné dans la cour, nous avons pu y dormir une petite nuit pour ensuite passer une bonne partie de la journée de dimanche en compagnie de la petite famille.   Valérie, Christian et les enfants ont été très gentils et surtout très généreux. Nous avons passé de très bons moments en leur compagnie.  Malheureusement, nous avons oublié de prendre une photo d’eux...  il faudra se revoir… peut-être à Québec ?



Étretat

Au départ de Bernay, nous retournons à Honfleur pour passer la nuit, dans l’un des 180 emplacements de l’aire de camping-car tout près du centre-ville.  Lundi matin, nous nous dirigeons vers le nord jusqu’à Étretat, un site « Vaut le voyage » de notre guide Vert.  L’aire de camping-car est située à 1 km du centre-ville.  Nous visitons cette petite ville qui conserve de très vieux bâtiments, mais surtout le bord de mer qui présente des falaises de plus de 100 mètres de hauteur.  On appelle la côte qui s’étend du Havre jusqu’à Tréport la Côte d’Albâtre en raison de ses eaux pâles et de ses falaises blanches.  De chaque côté du village d’Étretat, les falaises érodées par la mer présentent des rochers percés, on se croirait à Percé en Gaspésie.




On voit des gens sur le dessus, ce qui donne une idée de la hauteur !





Veules-les-Roses

À la suggestion de Christian dimanche dernier, nous poursuivons notre route mardi matin jusqu’à Veules-les-Roses, petit village de la Côte d’Albâtre.  Nous nous installons dans le camping Les Mouettes pour deux jours.  Après avoir parcouru un petit sentier qui nous mène jusqu’à la mer, nous descendons jusqu’au village.  C’est à partir d’ici que les soldats britanniques et français ont regagné la Grande Bretagne en 1940 lors de l’invasion allemande. Le village ayant été abondamment bombardé, les édifices près de la mer datent des années 1950 et ne sont d’aucun intérêt… mais… il faut entrer plus profondément dans le village…

À Veules-les-Roses, il y a la Veules, le plus petit fleuve de France… long de 1,1 km et large d’environ 3 mètres.  L’eau peu profonde est très claire et le fond est parsemé de plantes vertes aquatiques.  Nous y voyons très bien de belles truites qui affrontent le courant.  Des onze moulins à eau répartis sur le fleuve, trois subsistent encore.  Une multitude de petits ponts traversent ce minuscule fleuve et de belles chaumières à colombage le bordent.  Nous remontons jusqu’à sa source d’où on y fait la culture du cresson depuis plusieurs siècles... l’endroit est idyllique !  En plus, comme son nom l’indique, il y a des rosiers partout, dans les cours, autour des maisons et aussi dans de petits interstices sur les trottoirs.  Merci Christian de nous avoir suggéré cet endroit – sans toi, nous l’aurions raté car ce n’est pas décrit dans nos guides.

La roue d'un ancien moulin à eau

L'eau très claire nous permet voir les truites


On cultive le cresson près de la source



1 commentaire:

  1. Avez-vous eu la chance de voir le Pont de Normandie à Honfleur? Veules les Roses semble un très beau village (végétal)

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